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Cie Théâtre Bouche d'Or

Cie Théâtre Bouche d'Or

Compagnie professionnelle de théâtre Bienvenue sur notre site


PUM

Publié par Théâtre Bouche d'Or sur 7 Avril 2021, 09:43am

PUM

Adapté de Personne ne sort les fusils de Sandra Lucbert

publié au Seuil dans la collection "Fiction & Cie" dirigée par Bernard Comment.

 

CRÉATION 2023 au Gallia Théâtre

 

Un projet de la Cie Théâtre Bouche d'Or écrit par le collectif PUM.

 

Production : Théâtre Bouche d'Or

Co-production : Gallia Théâtre (Saintes)

Pré-achats : Gallia Théâtre et CRÉA (St Georges de Didonne)

Soutiens : A4 (St Jean d'Angély), APMAC (Saintes), Théâtre de Thouars

 

 

 

Du 20 au 23 avril 2021, le collectif PUM était accueilli pour une première résidence de création au Gallia Théâtre de Saintes.

Une seconde résidence s'est déroulée du 18 au 22 juin 2021au théâtre Geoffroy Martel à Saintes.

Le collectif PUM s'est retrouvé du 11 au 15 octobre pour une troisième résidence à Saintes. À l'issue de cette semaine de travail, une rencontre s'est tenue à l'Abbaye aux Dames de Saintes pour présenter le travail en cours auprès des professionnels et programmateurs.

 

Création prévue en janvier/ février 2023 au Gallia Théâtre de Saintes.

 

PUM

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Auteurs et Acteurs : Fred Abrachkoff, Marine Biton Chrysostome, Élise Gautier,

Lionel Monier, Yvan Serouge

 

Scénographie : Laure Cotin

 

Création lumières : Jérôme Jousseaume

 

Régie lumières : Anthonny Emile

 

Régie son et vidéo : Benoît Gibertaud

 

Vidéo : Lionel Monier

 

Bande son : Benoît Gibertaud

 

Costumes : Marine Biton Chrysostome 

 

Production : Théâtre Bouche d'Or

 

 

 

NOTE D'INTENTION

 

 

 

PROCÈS ORANGE

À l'origine de ce projet, il y a la lecture du livre de Sandra Lucbert intitulé Personne ne sort les fusils. Ce récit du procès France Télécom-Orange révèle la logique pernicieuse des outils du capitalisme, et incrimine en particulier cette langue managériale oppressive et indifférente au facteur humain - que l’auteure nomme la LCN (Lingua Capitalismi Neoliberalis) : soit la Langue du Capitalisme Néolibéral.

 

Sandra Lucbert crée ce sigle en référence à Victor Klemperer, qui lui-même désigna la langue des nazis sous le nom de LTI (Lingua Tertii Imperii), ou la Langue du Troisième Reich : une langue abrégée, réduite à sa plus simple expression et agissant ainsi comme un véritable agent collaborateur de la barbarie, puisque la population l’adopte de façon mécanique et inconsciente.

 

Le langage ne serait donc pas le lieu de la démocratie ? Serait-il plutôt l'espace où le pouvoir prend forme et s'exerce ? Et quels mécanismes opèrent chez chacun d'entre nous, au point d’abandonner toute notion de lutte collective ?

 

 

 

 

LANGUE ET POUVOIR

Après nous être confrontés à différentes analyses et essais relatifs à cette question de l'hégémonie d'un certain langage (voir ressources bibliographiques), nos recherches nous ont menés - outre les citations littéraires faites par Sandra Lucbert de Rabelais, Kafka et Melville - vers l’œuvre poétique de Christophe Tarkos, Turandot ou le Congrès des blanchisseurs et Le roman des Tuis de Bertolt Brecht et L'outrage aux Mots de Bernard Noël qui propose la notion de « sensure » : non la privation de la parole, mais la privation de son sens.

 

Sans imposer de quelconques réponses au spectateur, notre spectacle vise plutôt à l’amener aux questionnements que la langue courante du capitalisme néolibéral entrave. Il s'agit pour nous d'interroger le jeu de la langue hégémonique, la mécanique insidieuse à l’œuvre dans la langue dominante, cette langue que nous parlons et qui nous tient, dont il est si difficile de se départir. Nous y relèverons également les chemins obscurs et les rapports intimes que cette langue entretient et révèle de la violence de notre système social, qui pourrait laisser sans voix.

 

 

 

 

PUM

PUM est une comédie dramatique satirique. PUM pourrait être le sigle de « Projet Ultime des Mots », de « Processus d’Uniformisation de Masse », de « Principe d'Ubérisation Méthodique », de « Pulvérisation Unanime des Méninges » ou encore de « Pour Un Mieux ». PUM sonnera de fait comme un coup de poing.

 

 

 

ÉCRITURE COLLECTIVE

Forts d'un corpus de textes commun, les cinq comédiens ont entamé un travail d’improvisations qui est le point de départ de l’écriture dramatique. À travers ces improvisations, nous recherchons des situations de jeu et inventons ensemble un langage scénographique accompagnant la parole, qui se transforme, se dessine et entrouvre des portes, sans jamais les fermer : nous créons des personnages qui entrent en discussion, et par ce biais, entrent en jeu.

 

 

 

AMORCE

Les spectateurs sont accueillis par les comédiens, membres du CA et actionnaires d’Orange, dans le cadre d’un symposium dédié à la promotion de l’entreprise : badges, documents écrits et jus d’orange leur seront distribués.

 

La polyvalence de notre dispositif scénique - éléments légers, tables, chaises, pupitres - fait apparaître alors le cadre même de l'entreprise (ses bureaux, ses open spaces) ainsi que celui d’un tribunal de grande instance.

 

Lumière, son, musique et vidéo participent de ces transformations topographiques, en modulant les espaces : à l’unisson ou en contrepoint des interprètes qui endossent différents rôles, tour à tour bourreaux, victimes ou simples témoins. Cette modularité de l’ensemble du plateau autorise la succession de récits, moments muets, et de jeux de langue qui résonnent tel un cabaret cruel et clownesque où s’entrechoquent, dansent et virevoltent l'argent, le cash, le flow et les machines qui usinent.

 

 

 

SCÉNOGRAPHIE ORANGE

Les vidéos seront diffusées par l'intermédiaire de plusieurs sources (téléviseur, vidéo-projecteurs) et projetées sur différents supports : rideau, bâches et bannières publicitaires ou encore paperboard.

 

Nous optons pour un mobilier modulable. Le comptoir d'accueil se fait pupitre pour les prises de paroles du symposium et barre de tribunal. Le vestiaire du symposium devient celui des comédiens qui se changent à vue. Les tables pourront se transformer en bureaux, en tribunes.

La couleur orange marquera par sa récurrence l'esthétique d'ensemble : costumes, maquillages, accessoires, lumières, machines à presser les oranges, oranges, jus d'orange mais également mascottes oranges et câble téléphone spirale orange.

 

Le plastique (orange), le Plexiglass, les rideaux en PVC, offrant un jeu de transparence, seront les matériaux de prédilection de notre décor. Nous jouerons en outre sur la verticalité par la suspension de bannières et de paravents.

 

 

 

LES MOTS GELÉS

Il nous paraît enfin essentiel d'exposer la langue dans sa forme graphique, d'afficher le mot, de rendre visible la grammaire de la Langue du Capitalisme Néolibéral et l'escamotage que le ressassement d'une langue instrumentalisée produit. Des échos, simples ou nombreux, surgiront de la relation des mots projetés aux corps des acteurs, à leurs déplacements, à la circulation - ou à l'empêchement de circulation - de leur parole.

 

Qu’entraîne l'actuel appauvrissement de la langue dans les liens que nous entretenons aux autres et à nous-mêmes ? Peut-on imaginer et espérer que la langue sera un jour débarrassée de toute collaboration avec l'oppresseur ? Saurons-nous nous déplacer dans notre langue afin de transformer notre rapport au monde ?

 

Nous sommes convaincus de la nécessité de s'emparer et de porter sur scène ces interrogations, de tenter une « radiographie de la langue générale » en faisant théâtre de ces enjeux et par là-même d'en révéler l’emprise dévastatrice : tel est notre point de mire.

 

 

 

Saintes, le 26 août 2021

 

Le collectif PUM

Cie Théâtre Bouche d'Or

 

 

 

 

 

PUM

 

 

« Le procès France Télécom est inédit. Sept dirigeants sont accusés de harcèlement moral à l’échelle d’une entreprise. C’est la première nouveauté : on incrimine une organisation du travail qui aurait nui à l’ensemble des salariés. Les prévenus dirigent – dirigeaient – une entreprise du CAC 40. C’est la seconde nouveauté : d’ordinaire, en France, on ne juge pas ces gens-là.

 

La cour des miracles des parties civiles versus l’épanouissement des prévenus, c’est de l’odieux en face. La première fois, ça gifle. On n’a pas si souvent l’occasion de voir à nu la guerre des classes.

 

Toute notre mécanique sociale devrait comparaître ; et c’est impossible, parce que nous sommes à l’intérieur ; elle dicte nos présupposés. On ne la voit pas : c’est par elle qu’on voit. Ainsi, le tribunal est intérieur à ce qu’il juge. Il parle la langue qu’il accuse.

 

La société, qu’on le veuille ou non, nous rentre dedans. Répétitivement, elle s’incruste, elle nous pioche, elle grave en nous ses marquages. Elle nous trace jusqu’au réflexe. C’est pour ça qu’on ne la voit pas. Qu’on ne peut pas la voir.

 

Les normes d’une société s’incrustent sensiblement en nous sans qu’on sache les formuler. »

 

 

Sandra Lucbert (Personne ne sort les fusils)

 

 

PUM

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

LE COLLECTIF PUM

 

 

 

 

 

 

 

FRED ABRACHKOFF

Auteur, comédien, humoriste.

Formé par Jean-Pierre Berthomier et Philippe Faure à Poitiers, il fait ses débuts dans le one-man-show au début des années 2000.
En 2006, il remporte le Tremplin du Point-Virgule. Parallèlement, il se forme à l’improvisation théâtrale, discipline qu’il pratique encore régulièrement aujourd’hui. En tous cas quand les salles sont ouvertes. Passionné de chanson, il en écrit pour lui-même et pour d’autres, comme le duo Julot Torride. Il est pendant une dizaine d’années la cheville plumitive de la Compagnie La Clique d’Arsène, pour laquelle il écrit notamment Contes d’un Temps qui Ment, puis une adaptation de la Métamorphose de Kafka. En 2018, il écrit Petits Sursauts et Grandes Frayeurs, pour la compagnie niortaise Autour de Peter. Passionné de cinéma, il présente régulièrement des films anciens dans les cinémas d’Art et Essai de la Vienne et des Deux-Sèvres. En tous cas, quand les salles sont ouvertes. Il a récemment créé avec le musicien Vincent Daquet le duo Les Frères Charles, dédié à la reprise des chansons de Trenet. Politiquement engagé, il s’est présenté à la députation dans le 86 aux dernières élections législatives. Et il a perdu.

 

MARINE BITON CHRYSOSTOME

comédienne, chanteuse, musicienne, metteuse en scène et autrice

Elle initie sa formation musicale au Conservatoire de Saintes qu'elle poursuit dans celui d'Angoulême puis de Rennes (flûte traversière, accordéon, chant). En parallèle de sa Licence d'Arts du Spectacle, elle entre au Conservatoire d'Art Dramatique de Rennes. À Paris, elle poursuit sa formation en travaillant auprès de Charles Charras, d'Hélène Vincent ou encore de Rodrigo Garcia. Depuis 2004, elle joue notamment sous la direction de Patrick Henniquau (Moulin Théâtre), d'Anne Carrard (Cie les Anges Mi-Chus) et Pauline De Coulhac (Tribu Collectif Poussière), en résidence à la Villa Mais d'Ici d'Aubervilliers. En 2006, elle écrit Les Echappés, qu'elle met en scène en 2007 en résidence de création soutenue par la région Poitou-Charentes. En 2008, elle participe à la naissance de la Cie Théâtre Bouche d'Or. Comédienne dans Les Chiennes en 2009, elle poursuit son travail d'écriture avec De Espalda, frente al silencio en 2009 et Les Débordements de Roussalka entre 2010 et 2012, qu'elle interprète seule en scène. Depuis 2014, elle se consacre principalement à l'écriture, la mise en scène et l'interprétation des spectacles de la Cie Théâtre Bouche d'Or.

 

ÉLISE GAUTIER

comédienne, plasticienne et metteuse en scène

Elle suit un cursus Arts du Spectacle et Cinéma à l’université de Caen, puis à L’Institut d’Études Théâtrales de la Sorbonne nouvelle, jusqu’à la Licence. Elle continuera de se former à l’Actors Studio avec Pico Berkowitcz. Après des formations à la Comédie de Poitiers (avec Guilaume Lévêque « mettre en scène Tchekhov »), à Bruxelles avec Norman Taylor, avec Jean-Luc Pérignac (Laboratoire de recherche autour de Grotowski), Élise rejoint Claude Magne (Cie Robinson) lors d'un stage dédié à la création pluridisciplinaire. En 2009, elle monte avec d’autres comédiens le collectif « Arscenic » et y interprète différents rôles. Ensuite elle jouera dans Petites nouvelles du désert (Cie La Valise de Poche ), La fièvre de Guenièvre (Cie Mal Barré ). De sa rencontre avec le chorégraphe Claude Magne, naîtra le clown Madame C. Elle met en scène plusieurs spectacles : L’éducation de Rita, Au bonheur des Ogres, puis Bonnes Gens - Vague à l’âme, théâtre gestuel masqué inspiré de ses illustrations, et accompagné d’animation, stop motion et musique live. Élise expose également dans divers lieux ses tableaux « Les Bonnes Gens », et crée des illustrations pour différentes compagnies et pour des théâtres.

 

LIONEL MONIER

comédien, chanteur, metteur en scène, réalisateur

C’est dans l’exercice d’un éclectisme revendiqué qu'il trouve depuis plus d’une vingtaine d’années les moyens propices à la réalisation de son travail. Formé à la musique, au chant, au théâtre et à la vidéo, il est tour à tour acteur, chanteur, metteur en scène ou réalisateur. Il côtoie au fil des projets qui le sollicitent et de ceux qu'il initie, des ensembles de musiques contemporaines (2e2m,TM+), des compagnies de théâtre (Cie Christian Rist, Le théâtre du Shaman, Udre-Olik, Le Fol Ordinaire...), d’art lyrique (l’ARCAL), des centres d’art (Domaine de Kerguéhennec, Villa Arson à Nice, Galerie des Tourelles à Nanterre), des musées (Musée du jeu de Paume, Musée d’Art Moderne de la ville de Paris, Palais de la découverte de Paris, Musée des beaux-arts de Rennes), des producteurs (Atopic, Wendigo Films, le G.R.E.C, Candela Production), des partenaires institutionnels (Région des Pays de la Loire, Conseil général de la Mayenne, DRAC Paca, Ville de Nanterre, Ville de Nantes, Région Midi-Pyrénées, Région Île de France), des studios d’enregistrement (Studio Belleville, HotLine, Nomades Productions, AGM Factory), des acteurs, des actrices, des enfants, des écrivains, des enseignants, des patrons et des ouvriers, des plasticiens, des laissés pour compte, des musiciens, des travailleurs sociaux, des photographes. Sans l’avoir préalablement programmé, son travail questionne de manière récurrente le groupe humain et ses fondations, l’histoire du vivre ensemble, les limites et contraintes du contrat social.

 

 

YVAN SEROUGE

comédien, metteur en scène et auteur

Après des études de Littérature à la Sorbonne, Yvan Serouge entre au Conservatoire d'Art Dramatique de Nantes (1992), intègre la formation professionnelle de mimodrame l'Œil du Silence sous la direction d'Anne Sicco (1998), puis se forme auprès de Jean-Pierre Klein à l'Institut National d'Expression de Création d'Art et de Transformation (2000).

Il collabore depuis 1995 à de nombreux spectacles en tant que comédien, sous la direction de Jean-Pierre Ringeart (Nantes), Eric Vignier (Lorient), Lionel Monier (Cie Théâtre Ensemble, Loire Atlantique), Christian Gangneron (l'Arcal, Paris), Yvonne McDevitt (Bruxelles), Olivier Mellor (Cie du Berger, Amiens), Chrystel Petitgas (Cie La Mauvaise Tête, Rennes) ou Bérénice Collet (Paris). Yvan prête sa voix pour des films documentaires, fait des apparitions au cinéma et à la télévision, participe à des créations lyriques et écrit des textes de différentes natures. En tant qu’acteur, auteur et metteur en scène, il participe depuis 2012 aux créations de la Cie Théâtre Bouche d'Or.

 

 

 

 

 

PUM - LE DOSSIER !

 

 

 

 

CONTACT

 

06 62 68 12 26 / 06 26 27 45 84

theatrebouchedor@yahoo.fr

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